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22 avril 2016

VESTIGES DU FUTUR

L’archéologie est l’étude scientifique des cultures et des modes de vie du passé par l’analyse des vestiges matériels. C’est une science associant l’histoire de l’art, l’anthropologie, l’ethnologie, la paléontologie, la géologie, l’écologie, les sciences physiques, etc. L’archéologue se situe au carrefour de toutes ces disciplines ; il doit en comprendre l’essentiel afin d’interpréter les résultats que les objets lui fournissent.

Avec la même acuité, un architecte creuse des couches et des niveaux du présent pour y trouver les traces des questions qui génèrent le futur. Il recherche des visions du monde à venir qui se dessinera grâce à sa sensibilité.

Dans le terme « projet », qui étymologiquement signifie « jeter quelque chose vers l’avant », on retrouve toute entière l’ambition de ce métier.

La clé de la réussite d’un projet réside dans la lucidité de la vision ou plus précisément « dans le fondement de la question qui génère cette vision. »

Nous avons cherché cette question, ou plutôt cet ensemble de questions, qui donnerait lieu au nouveau Grand Palais.

À la lecture des documents fournis par la Réunion des Musées Nationaux et le Grand Palais (RMN-GP) et après une première étape de recherches, une certitude a fait surface. Elle s’est imposée comme axiome pour entamer la démarche de projet : de par la complexité des différents enjeux, la réponse ne saurait se réduire à renouveler quelques dispositions spatiales.

En réalité, le projet du nouveau Grand Palais se situe au carrefour d’un ensemble de disciplines, qui définit un territoire intellectuel où chacune de ces matières vient en aide et en complément de l’autre pour dessiner des propositions justes et cohérentes.

Le groupe a œuvré dans cette direction en cherchant à légitimer l’ensemble des questions qui permettrait de retrouver la cohérence, l’unité et la fluidité intrinsèques à ce projet, aussi magnifique qu’intelligent.

En vous souhaitant une bonne lecture

Benoit Jallon, Umberto Napolitano